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Les métiers et les fonctions de la gestion de l’information et du document sont présentés sous forme d’une carte.

En cliquant sur un métier, sa fiche détaillée apparaît et vous permet de prendre connaissance des activités ainsi  des compétences nécessaires pour les remplir. Des témoignages de professionnels en poste les complètent.

  • Administrateur(trice) de systèmes d’informations documentairesInterface entre les utilisateurs et les prestataires informatiques, traduit les besoins en gestion de l’information et des documents
    Recherche les solutions et contribue à la mise en oeuvre des systèmes d’information et des applications documentaires
    Gère les applications et les droits des utilisateurs
    Veille à ce que les systèmes et applications restent en adéquation avec l’évolution des besoins et des technologies, dans le respect des normes et des standards …
  • Assistant(e) 

     

     

    Réalise les tâches administratives liées à la gestion du fonds documentaire.
    Assure une première orientation ou un premier niveau de réponse aux utilisateurs.
    Prend en charge les opérations techniques élémentaires liées au cycle de vie du document et met en oeuvre les règles et procédures en vigueur.

  • BibliothécaireRemplit une fonction de conservation et de mise à disposition du patrimoine documentaire à destination de publics spécifiques.
    Constitue, enrichit et maintient des collections de documents et de contenus et les organise intellectuellement et matériellement.
    Facilite l’accès à l’ensemble des contenus en accueillant les usagers et en créant les systèmes d’information adaptés.
  • Chargé de veille 

     

    Conçoit, met en oeuvre et fait évoluer les dispositifs de veille concurrentielle, juridique, technologique… en interne comme en externe.
    Détecte et aide à l’anticipation des changements survenant dans l’environnement technique et/ou socioéconomique de l’entreprise et susceptibles d’en affecter l’activité, signale les opportunités et informe sur les risques et les tendances.
    Met en place des réseaux permettant la cartographie des flux et des acteurs.

  • ConsultantIntervient à la demande d’une entreprise ou d’une organisation, en tant que conseil sur des problématiques de système d’information, d’organisation de dispositifs documentaires, de stratégie et de positionnement des fonctions information-documentation, d’études et de marketing des services.
    Facilite et accompagne le changement qu’il soit technologique ou organisationnel dans les entreprises.
    La mission peut être conduite dans un secteur d’activité qui nécessite des connaissances spécifiques comme par exemple le secteur audiovisuel, le secteur des musées, le secteur industriel.
  • DocumentalisteFacilite l’accès aux documents et à l’information, sur des thématiques et avec des modalités de diffusion correspondant aux besoins de l’entreprise.
    Fournit des produits et des services d’information à valeur ajoutée (veille, sélection, validation, synthèse…).
    Vise à l’autonomie des utilisateurs en les formant à la méthodologie de recherche et en leur fournissant des outils adaptés.
  • Documentaliste audiovisuelConçoit, gère, exploite, développe les accès et met en valeur un fonds sonore et/ou d’images fixes ou animées, d’actualité ou patrimonial.
    Selon le contexte :
    – assure la communication et la diffusion des fonds et oriente la politique d’acquisition en conséquence ;
    – participe aux montages d’exposition, ou prend en charge des fonctions éditoriales pour les supports de communication interne ou externe, imprimés ou audiovisuels ;
    – gère des fonds physiques et/ou numérisés.
  • IconographeRecherche, dans toutes les sources accessibles, des images de toute nature (photographie, dessin, tableau, film etc.) qui peuvent être reproduites pour illustrer ou accompagner une nouvelle production (livre, magazine, catalogue, exposition, site web, etc.) et fait le nécessaire pour rendre techniquement et juridiquement possible cette reproduction.
    Les fonds d’images sont de plus en plus numérisés. Dans un contexte juridique de plus en plus réglementé, l’iconographe négocie les contrats de diffusion ou de reproduction.
  • Knowledge manager 

     

    Soutient les objectifs stratégiques de l’entreprise, contribue à développer la productivité, la qualité et l’innovation.
    Crée les conditions nécessaires à la création, le partage, la capitalisation et au renouvellement des savoirs et savoir-faire de l’entreprise, comme une ressource ou un actif de l’entreprise.

  • Professeur documentaliste 

     

    Forme à la recherche d’information et assiste les enseignants et les élèves dans leur recherche d’information
    Conçoit et gère le système de ressources documentaires d’un établissement scolaire
    Favorise l’accès à la lecture, et développe le goût de lire
    Contribue à développer le travail pluridisciplinaire

  • Records managerAssure la responsabilité de la maîtrise du cycle de vie des documents et des processus documentaires de l’organisme
    Définit et met en oeuvre les stratégies et les procédures permettant à l’organisme de disposer à tout instant du document ou de la donnée dont il a besoin pour conduire ses activités et se protéger des risques juridiques et économiques (exigences légales et réglementaires, contentieux…)
    Garantit la protection des documents et des données en fonction des exigences liées aux risques et au processus qualité
  • Responsable de la documentationDéfinit et fait évoluer une politique documentaire à partir d’une analyse des besoins de l’organisation, élabore un programme d’activités, le met en oeuvre et en rend compte à sa direction.
    Assure le management d’un service dans toutes ses composantes : ressources humaines, budget, technologies et moyens logistiques.
    Optimise l’utilisation des ressources internes et externes et participe au développement de la qualité des produits et services.
  • Webmestre éditorialConçoit, gère, actualise et anime des sites ou des services en ligne pour le compte de son entreprise.
    Fait évoluer les sites en fonction des besoins et de l’offre du marché, tant sur le plan des contenus que sur celui de l’ergonomie et des technologies.

 

Théorie = représentation : la théorie s’oppose à la pratique

Information = in-formation

 

LES IDÉES :

 

– L’information est transmise de manière linéaire,
– L’information est
quantifiable.

 

LES LIMITES :

 

– La communication n’est pas l’information,
– La représentation
technicienne est réductrice (parce qu’elle fait abstraction du sens),

L’information est réduite au signal.

 

Les applications :

 

– Messages Types,
– Normes langagières,
– Langages informatiques.

 

LES MOTS CLÉS :

 

– Signal, bruit, émetteur, récepteur, message, canal, transmission,
redondance.

 

LES AUTEURS :

 

– Claude SHANNON, (Américain, 1916)

Théorie mathématique de la communication (avec Weaver)

– Waren WEAVER, (Américain, 1896/1978)

Théorie mathématique de la communication (avec Shannon)

LEURS THÉORIES

 

La théorie de l’information est née des préoccupations techniques des
ingénieurs de la télécommunication qui voulaient mesurer l’information et
étudier à quelle loi elle est soumise (bruit, entropie, chaos).

 

Le mot  » information  » a 2 sens. L’un étymologique : informer c’est donner
une forme à une matière, organiser ; l’autre plus courant : c’est communiquer un
message, une connaissance.

 

Ce schéma sera ensuite repris par le linguiste Jakobson.

 

Ce modèle est centré sur la théorie du traitement de l’information. Il s’agit
d’un système mécanique puisqu’il a été élaboré pour les besoins des laboratoires
Bell. Ceux-ci voulaient savoir comment une source d’information pouvait apporter
un message à une destination avec un minimum de distorsion en dépit des
interférences.

 

Pour définir l’information Shannon et Weaver se basent sur le 2e principe de
la thermodynamique (science des machines à feu) énoncé par Carnot :  » dans un
système physique, l’énergie tend à se dégrader « . Par exemple lorsque l’on met
de l’eau chaude dans une baignoire qui se trouve dans une salle de bain froide,
au bout d’un moment celle-ci sera tiède mais l’eau du bain aussi. Le tout
devient homogène, indifférencié, cela mène à la mort du système, à l’entropie
(en thermodynamique principe qui décrit le degré croissant de désordre dans le
fonctionnement d’un système ; en communication, degré d’incertitude).

 

L’information, elle aussi est soumise à l’entropie. Mais, en même temps elle
est une lutte contre l’entropie puisqu’elle consiste à imposer un ordre à un
message. En effet celui-ci obéit à des règles syntaxiques et lexicales.

De même les machines subissent un échauffement. Il y a donc des parasites que
l’on nommera  » bruit « . Pour corriger ces bruits on utilise la redondance. En
communication écrite ou orale, on usera de répétitions de la phrase, des mots
clés, de sur lignages, de gestes, de différence dans le ton de la voix.

Mais la redondance exagérée finit par nuire car elle ennuie. Pour éviter cela
il faut introduire l’entropie, le désordre pour attirer à nouveau
l’attention.

 

 » Shannon et Weaver distinguent 3 types de problèmes de communication :

 

– Les problèmes techniques qui concernent l’exactitude du transfert des
séries de symboles, en fonction du canal, de l’espace et du temps, depuis
l’émetteur jusqu’au récepteur.
– Les problèmes sémantiques qui concernent
l’identité (ou une approximation suffisamment proche), entre l’interprétation du
récepteur et l’intention de l’émetteur. Il s’agira de s’assurer que les images,
les représentations de l’objet convoyé sont les plus proches possibles, pour
l’émetteur et le récepteur.
– Les problèmes d’efficacité concernent le succès
avec lequel la signification transportée jusqu’au receveur, provoque chez lui la
conduite désirée.  » (Sciences de l’information et de la communication, Daniel
Bougnoux).

En conclusion on dira :

 

– qu’on peut mesurer mathématiquement la quantité de
l’information,
– qu’on peut faire un rapprochement avec les principes de la
thermodynamique,
– qu’il y a un rapport entre l’information et
l’entropie/néguentropie,
– que in-former c’est lutter contre le chaos,

qu’on peut utiliser les probabilités : l’information c’est l’improbable ou le
surprenant.

 

LA CYBERNÉTIQUE

Cybernétique vient du grec kubernetes qui signifie gouverner, piloter.

 

LES IDÉES :

 

– L’information est transmise de manière circulaire,
– Tout système tend
vers l’équilibre,
– L’information se conçoit dans un système ouvert (dans un
système fermé les liaisons néguentropique sont déterminées et donc tout est
prévisible).

 

LES LIMITES :

 

On se préoccupe davantage de l’échange quantitatif d’information que du
sens.

 

Les applications :

 

– Échanges scolaires,
– Outils interactifs,
– Intelligence
artificielle,
– Introduction de la raison et du calcul dans les relations.

LES MOTS CLÉS :

 

Système, interaction, rétroaction, entropie, circulation, homéostasie.

 

LE PRINCIPAL AUTEUR

 

Norbert WIENER, Américain, 1894/1964, professeur de mathématiques au MIT
(Massachusetts Institut of Technology).


 

– Cybernetics, or Control and Communication in the animal and the machine,
1948
Cybernétique et société, 1950

 

LEURS THÉORIES

La cybernétique est la science des machines qui s’autorégulent ; étant
« informées » sur leurs résultats, elles se corrigent elles-mêmes.

La démarche de Wiener est à replacer dans le contexte post-traumatique des
années de la

guerre, marqué par la crainte très réelle que nos sociétés ne retournent au
chaos c’est-à-dire à l’entropie. La seule façon de faire reculer le chaos est de
créer, localement, des îlots d’ordre ou de néguentropie, par l’intermédiaire de
l’information.

Il utilise une nouvelle approche du réel qui supprime les distinctions entre
le vivant et l’artificiel, l’âme et le corps, l’esprit et la machine. La logique
du raisonnement est indifférente à la matérialité des supports : ce n’est pas le
« hardware » qui qualifie les phénomènes, mais la structure logique des événements
ou des comportements.

Une nouvelle ontologie (théorie générale de l’être : ontos = étant ; logos =
discours) en résulte fondée sur la RELATION. Celle-ci prime toujours sur le
contenu (intérieur) d’un être ou d’un phénomène (contenu qui ne peut être
examiné qu’en termes d’entrées et de sorties : input/output).

La cybernétique est donc une étude du comportement ; elle examine l’objet ou
le sujet sous l’angle de l’information.

Les principes fondamentaux de cette nouvelle approche sont :

– vivre c’est communiquer ou échanger,
– le réel peut tout entier
s’interpréter en termes de messages.

Pour Wiener le signal est important ; lorsqu’il est bon tout devrait aller
bien. Mais on verra plus tard (Palo Alto) que le para langage aussi est
important.

Pour le courant cybernétique, est performant celui qui produit de
l’information. Mais cela n’est pas suffisant. On verra plus tard qu’il faut
penser à la qualité. De plus si l’information est trop riche cela entraîne des
effets pervers. Il faut donc contrôler la connaissance.

L’EMPIRICO FONCTIONNALISME

Empirico de emperia = expérience et fonctionnalisme qui renvoie à l’étude du
fonctionnement des médias et de leurs effets.

 

LES IDÉES :

 

– Le médium est le message, (Mac Luhan)
– L’information est dépendante du
contexte de réception.

 

LES LIMITES :

 

L’analyse qualitative est négligée au profit de l’analyse quantitative.

 

Les applications :

 

– Publicité (étude de l’audience – Audimat),
– Propagande,

Segmentation des publics.

 

LES MOTS CLÉS :

 

Mass média, communication, pouvoir, influence, réception du message.

 

LES AUTEURS :

 

– LAZARSFELD,

 

– Harold D. Lasswell, sociologue américain, (1902/1978)

Structure et fonction de la communication dans la société, 1948

– Marshall Mac Luhan,

La galaxie Gutenberg, 1967

Comprendre les médias

– Régis Debray

Traité de médiologie, 1991

LEURS THÉORIES

 

L’étude de la communication de masse a eu beaucoup de succès car à l’époque :

– les intellectuels étaient inquiets sur les possibilités de manipulation
dues aux nouveauxmédias (confère les tableaux de Régis Debray  sur la
logo-grapho-v idéosphère).
– les industriels voulaient connaître (et
peut-être orienter) les modes de consommation,
– les pouvoirs publics
voulaient pouvoir agir sur l’opinion en connaissance de cause.

Les études portaient sur la recherche des relations directes, immédiates ou
« de cause à effet » entre tel message et tel comportement de la part des
récepteurs. Mais ce paradigme ne convient pas à la production des messages de
masse. Les études que ce courant inspira mirent cependant en évidence la
résistance des citoyens consommateurs aux injonctions de la propagande.

En bref, les médias sont une pharmakon : à la fois un remède et un poison,
tout est question de dosage. En effet, les médias peuvent véhiculer
l’information mais aussi être un instrument dangereux permettant la
manipulation.

La communication devient sans début et sans fin car l’interlocuteur est tout
à tour émetteur et récepteur.

LA MÉTHODE STRUCTURALE,
LA
LINGUISTIQUE, LA SÉMIOTIQUE

Structurale : la langue est une structure, un système dans lequel le
sens d’un mot est différentiel. Il est déterminé par rapport à tous les autres
mots.

Linguistique : étude synchronique de la langue, c’est-à-dire de la
façon dont s’organisent les mots à un moment donné à l’intérieur du
système.

Sémiotique : science générale des signes verbaux et non verbaux.

 

LES IDÉES :

 

– La signification d’un message repose sur une infinité de signes,
– Ces
signes forment un système analysable et codé.

 

LES LIMITES :

 

– Étude qui privilégie l’objet (la langue) par rapport au sujet (la personne
qui parle).
– Le code permet de modéliser le système et donne l’illusion de
contrôler le sens global.
– Dissociation de l’écriture et de la parole.

Étude des signes en dehors du contexte spécifique de production.

 

Les applications :

 

– Fonction du message,
– Argumentaires,
– Discours.

 

LES MOTS CLÉS :

 

Système, code, langage, signe, référent, signifiant, signifié,
signification.

 

LES AUTEURS :

 

Ferdinand de SAUSSURE, Suisse, Linguiste, (1857/1913)

Cours de linguistique générale, 1915

BARTHES, Français, critique littéraire

Mythologies

John L. AUSTIN, Anglais, Philosophe, (1912/1960)

Quand dire c’est faire, 1961

How to do things with words

Ducrot, Français, grammairien

Les échelles argumentatives

JAKOBSON, Russe, linguiste, (1896/1982)

Essai de linguistique générale, 1960

LEVI-STRAUSS, Français, anthropologue

Les structures élémentaires de la parenté, 1949

LEURS THÉORIES

Pour eux le langage est, de par sa fonction fait pour communiquer et avoir
une influence sur les autres.

Ferdinand de Saussure développa surtout 3 thèmes :

– la définition du concept de langue : un système complexe,
– la liaison
du signifiant et du signifié : penser c’est parler, écrire ou articuler des sons
par le moyen d’un code en général. Les idées ne préexistent pas à leur mise en
forme par la langue, celle-ci est « un système de signes distincts correspondant
à des idées distinctes »,
– la sémiologie étudie la culture en tant que
communication et elle concerne l’ensemble des messages subordonnés à des codes
sous-jacents (langue ou plus largement convention culturelle).

La réflexion de John L. Austin part de la distinction entre 2 jeux du langage
:

 

– le constatatif Ù un usage représentatif
ou informatifá les mots enregistrent un état du monde Ù « WORLD TO WORD »,
– Le performatif Ù une dimension active Ù les mots ajoutent au monde un état Ù « WORD TO WORLD » ou  » how to do things with
words « .

On pensait que les propositions étaient alternatives : vraies ou fausses. Or
bon nombre d’expressions ne sont ni vraies ni fausses et pourtant elles ont un
sens. Ces propositions (énoncés) ne sont pas consacrées à rapporter ni à
constater des faits mais à faire quelque chose : « Bonjour, je vous félicite, je
parie, je promets… ». Ces formules commandent une alternative : succès ou
échec.

En bref, alors qu’un énoncé (constatatif) comme « la fenêtre est ouverte »
(vrai ou faux) suit et décrit l’état du monde, un énoncé performatif « la séance
est ouverte » (succès ou échec malheureux si celui qui le profère n’est pas le
président autorisé mais une personne lambda), ajoute au monde un nouvel état.

Lévi-Strauss voulut constituer une vaste théorie de la communication en
utilisant le modèle de la linguistique structurale de Jakobson. Selon lui la
communication est essentiellement échange :

– de mots : phonèmes dans l’échange verbal,
– de biens : marchandises dans
les échanges économiques,
– de femmes : dans les structures de parenté

 

On voit donc que la linguistique va servir de modèle aux sciences humaines
(donc à la communication) et que la société est conçue comme le lieu d’une
communication, d’une circulation, d’un échange.

La politique documentaire au niveau académique, mise en place, sous l’autorité du Recteur, par l’Inspection Pédagogique Régionale Etablissements et Vie Scolaire, est articulée pour l’année 2010-2011 autour de 3 axes :

  • Réalisation d’une brique documentaire, « le CDI virtuel », dans l’ENT ;
  • Formation des élèves à la maîtrise de l’information ;
  • la place des professeurs documentalistes dans la politique pédagogique de leur établissement : socle commun en collège ; accompagnement personnalisé en lycée ; histoire des arts.

Le cahier des charges est élaboré par le Groupe Académique pour la Politique Documentaire (GAPD).

Axe 1 : Réalisation d’une brique documentaire, « le CDI virtuel », dans l’ENT.

Comme l’indique le paragraphe de la circulaire du 27 mars 2006 sur les missions du conseil pédagogique, la politique documentaire, partie intégrante du volet pédagogique du projet d’établissement, est préparée au niveau de ce conseil pédagogique. Celle-ci doit expliciter la façon dont l’établissement met en place la politique d’acquisition des ressources. Ce champ prend une importance particulière avec le développement des ENT. Au niveau académique, le groupe actions académiques mutualisées, animé par l’IA IPR EVS chargé de la documentation, travaille sur la constitution d’une brique documentaire dans les ENT (« cdi virtuel ») et sur la mutualisation des ressources numériques en ligne (outil « celinat »).
Par ailleurs, nous continuerons, avec l’ensemble des professeurs documentalistes de l’Académie d’expliciter le contenu des ENT, en termes de fonds documentaire. Cela passe par :

–> le repérage, la sélection et la mise à disposition des élèves des ressources numériques en ligne :
– la mise en place d’une veille de sites avec les professeurs qui permette le repérage, la sélection et la validation des ressources en ligne ;
– la mise à disposition des enseignants et des élèves des ressources numériques en ligne qui nécessite l’utilisation d’un logiciel documentaire accessible par internet : c’est le premier élément de la brique documentaire de l’ENT ; l’académie fonctionne avec deux logiciels : BCDI abonnement qui dispose d’un module web et qui peut être positionné par lien dans le portail ENT ; PMB qui est intégré aux ENT ;

–> l’intégration dans la brique documentaire d’un portail de ressources numériques en ligne ;

–> l’intégration dans la brique documentaire d’un portail d’informations à destination des enseignants (portail Netvibes, educ@breves et la formation des élèves à la maîtrise de l’information, ..) ;

–> la participation des professeurs documentalistes au développement des manuels scolaires numériques.

L’objectif de la politique documentaire académique lié à ce premier axe est donc la mise en place, dans la politique documentaire des établissements, d’une politique d’acquisition des ressources numériques en ligne, permettant l’élaboration d’une brique documentaire dans l’ENT. Dans ce cadre, plusieurs objectifs, déjà présents dans la politique documentaire académique, restent d’actualité : – tous les établissements doivent disposer d’un logiciel accessible par internet ; – les professeurs documentalistes mettent à disposition des utilisateurs des ressources numériques en ligne qui sont présentées, voire conservées pour certaines d’entre elles, dans un portail de ressources ; – ils assurent la veille informationnelle dont ils mettent les résultats à la disposition des enseignants et personnels non enseignants par la voie numérique adaptée à leur contexte ; – ils assurent avec les enseignants une veille pédagogique visant à enrichir leur fonds documentaire en ressources numériques en ligne préalablement validées.

 

Axe 2 : Formation des élèves à la maîtrise de l’information.

La politique documentaire des établissements doit aussi expliciter la façon dont est organisée la formation des élèves à la maîtrise de l’information Cet axe était déjà présent en 2009-2010. Il s’agit de faire acquérir à l’élève les compétences qui doivent lui permettre de rechercher de l’information, de la sélectionner, de la traiter et, à partir de là, de construire des connaissances. Cette formation s’inscrit dans le prolongement de l’axe précédent relatif à la sélection et à la mise à disposition des élèves de ressources validées. Cette mission ne relève pas des seuls documentalistes mais de l’ensemble des équipes pédagogiques. Nous publions cette année, avec le concours du CRDP, la troisième version de Culture de l’information et disciplines d’enseignement (sous forme de DVD).

Parallèlement, le groupe de recherche formation piloté par l’IA IPR EVS documentation et accompagné par André Tricot, professeur à l’IUFM de Toulouse, a mis en ligne, avec le concours de la mission TICE, AIVASAT, outil informatique de situations pédagogiques pour aider les enseignants de toute discipline, dans ce travail de formation des élèves à la maîtrise de l’information. Cet outil doit permettre aux équipes pédagogiques de travailler à partir de situations interdisciplinaires sur la formation des élèves à la maîtrise de l’information. Il constitue en particulier une aide à la validation du socle commun des connaissances et des compétences en collège. Des formations sur la prise en main de l’outil ont lieu dans le cadre des mercredis du CRDP. Une information aura également lieu lors des journées départementales des documentalistes.

Les objectifs de la politique documentaire académique, liés à ce deuxième axe sont donc :
– poursuite de la formation des enseignants documentalistes aux questions relatives au droit du Net et à leur développement pédagogique ; – mise à jour et à disposition des équipes pédagogiques du document « Culture de l’information et disciplines d’enseignement » ;
– développement de l’outil de situations pédagogiques AIVASAT réalisé par l’équipe recherche formation en documentation par la mise en place de formations.

 

Axe 3 : la place des professeurs documentalistes dans la politique pédagogique de leur établissement : socle commun en collège ; accompagnement personnalisé en lycée ; histoire des arts.

1. La validation du socle commun des connaissances et des compétences en collège.

Les professeurs documentalistes doivent apporter leurs compétences techniques et pédagogiques dans la validation du socle commun et en particulier :
– dans la validation du B2i dans laquelle ils interviennent déjà ;
– dans la validation des compétences 6, compétences sociales et civiques, et 7, autonomie et initiative ;
– dans la validation de la compétence 1, maîtrise du langage, dans lequel tous les enseignants, et donc les enseignants documentalistes, interviennent.

2. L’accompagnement personnalisé en lycée.

Les professeurs documentalistes doivent apporter leurs compétences techniques et pédagogiques dans la mise en place et la mise en œuvre de l’accompagnement personnalisé en lycée. Ils peuvent dans ce cadre mettre en place avec leurs collègues disciplinaires :
– une formation des élèves à la maîtrise de l’information, indispensable dans l’éducation à l’autonomie et à la citoyenneté des élèves ;
– une formation des élèves à l’orientation, élément fort de cet accompagnement des élèves, en poursuivant la mise en œuvre du parcours des métiers et des formations (PDMF) débuté en collège.

3. L’histoire des arts.

Le rôle des professeurs documentalistes est très important dans la mise en place et la mise en œuvre de l’histoire des arts. Ils interviennent en particulier dans la formation et l’accompagnement des élèves dans les travaux de recherche documentaire que doivent effectuer les élèves dans ce cadre.

Les objectifs de la politique documentaire académique, liés à ce troisième axe sont donc :
– incitation des professeurs documentalistes à participer activement à la mise en œuvre de l’évaluation du socle commun des connaissances et des compétences ;
– incitation des professeurs documentalistes à participer activement à la mise en œuvre de l’accompagnement personnalisé en classe de seconde ;
– incitation des professeurs documentalistes à participer activement à la mise en œuvre de l’histoire des arts.
Ces incitations se feront en particulier lors des journées départementales des documentalistes

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Politique documentaire académique 2009-2010

Ci-dessous le diaporama décrivant la politique documentaire académique pour l’année 2009-2010, présenté au cours des journées départementales 09-10.

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La politique documentaire académique 2008-2009

Un des axes forts de la politique documentaire académique cette année encore sera la mise en œuvre des ENT puisque actuellement 70 établissements en sont dotés. De plus 82 établissements doivent en être dotés d’ici la fin de l’année civile. Dans cette optique nous poursuivrons notre travail sur la mise à disposition des élèves et des enseignants de ressources numériques en ligne.

La mise en place de l’ENT dans un établissement nécessite que le logiciel documentaire du CDI soit accessible par Internet afin que les utilisateurs puissent avoir accès au catalogue de ressources, voire directement aux ressources en ligne indexées dans la base. Ce n’est pas le cas de BCDI3 qui n’a pas de module web. Les solutions sont : BCDI abonnement avec module web et PMB. L’accessibilité du logiciel est une condition indispensable pour que le service de documentation et d’information prenne toute sa place dans cette nouvelle structuration de l’information et ne se marginalise pas avec le développement des ENT.

De nombreux enseignants documentalistes ont été désignés correspondant culture de leur établissement. Nous travaillerons cette année davantage la mission ouverture culturelle des professeurs documentalistes en liaison avec la nouvelle DAC de l’Académie.

Bien entendu, le travail sur le socle commun des connaissances et des compétences restera dans nos priorités. Je vous rappelle que dans ce domaine, le rôle des professeurs documentalistes est très important dans l’aide à l’acquisition des compétences :

  • du pilier 4, avec la maîtrise des compétences déclinées dans le B2I,
  • des piliers 6, les compétences sociales et civiques, et 7,  l’autonomie et l’initiative ;
  • du pilier 1, maîtrise du langage, dans lequel tous les enseignants, et donc les enseignants documentalistes, interviennent.

La politique documentaire académique 2007-2008

Elle s’appuie également sur le travail mené sur les programmes disciplinaires et les compétences en information-documentation qui a abouti sur la publication de l’ouvrage : Culture de l’information et disciplines d’enseignement, en ligne sur le site du CRDP.

Propositions pour une politique documentaire académique 2006-2007

Cahier des charges du Groupe Académique sur la Politique Documentaire

Depuis plusieurs années, nous avons mis en place une politique documentaire académique préparée par le GAPD et présentée à M. le Recteur pour validation. Cette politique se décline en plusieurs axes :

Axe 1 : Formation des élèves à la culture de l’information

Donner à l’élève les compétences qui doivent lui permettre de rechercher de l’information, la sélectionner, la traiter et de construire des connaissances. Parmi les compétences, plusieurs entrent dans le champ des TICE, dont la maîtrise fait partie du socle commun de connaissances et de compétences. En ce sens, la formation des élèves à la culture de l’information s’inscrit dans l’acquisition du socle commun des connaissances et des compétences.

Objectifs opérationnels :

1- nécessité d’un logiciel documentaire en version réseau, accessible sur tous les postes de l’établissement

Afin que chaque membre de la communauté scolaire puisse avoir accès aux documents existant dans l’établissement, l’accès au catalogue du CDI doit être possible depuis tous les postes informatiques de l’établissement (au moins depuis l’ensemble du réseau pédagogique). Cette exigence implique :

  • que l’établissement soit équipé d’un réseau pédagogique complet (sous MAGRET dans la majorité des cas)
  • de disposer d’un logiciel documentaire en réseau : le logiciel couramment utilisé est BCDI 2006 diffusé par le CRDP de Poitiers dont le coût peut être trop élevé pour certains établissements.
Quelques établissements, pour diverses raisons, ne disposent pas de réseau pédagogique couvrant l’ensemble de l’établissement mais surtout un nombre important d’établissements de l’académie est encore équipé de logiciels monopostes comme Diderot, BCDI 1 ou BCDI 2.
Les établissements ne pouvant pas acquérir BCDI 2006 pourront utiliser un logiciel libre, PMB. En accord avec la Mission TICE, nous expérimentons cette année sa mise en œuvre : hébergement des bases sur un serveur académique, formation des utilisateurs, mise en place d’un accompagnement académique piloté par la conseillère pédagogique. Un groupe de travail (ARED TICE) est créé au sein du GAPD, il aura pour objectif de tester les fonctionnalités de PMB, d’acquérir des compétences et de constituer à terme un dispositif d’accompagnement.
Le pilotage académique de cette expérimentation est assuré par M. Rivano, IA IPR, et Mme Bénévent, conseillère pédagogique.

Voir la rubrique Logiciels documentaires pour la mise en oeuvre de cette orientation.

2- mise en place de la politique documentaire dans les établissements scolaires

La circulaire de rentrée prévoit que le projet d’établissement doit comporter un volet « politique documentaire ». Celle-ci doit traduire en actes la formation des élèves à la culture de l’information.
Le document « culture de l’information et programmes d’enseignement », piloté par l’inspection générale, réalisé par le GAPD (académie de Toulouse) et publié par le CRDP de Toulouse, montre comment toutes les disciplines concourent à cette formation.
Le documentaliste doit être le conseiller technique du chef d’établissement pour la rédaction du volet « politique documentaire » du projet d’établissement et la personne ressource de sa mise en œuvre. Il doit donc faire partie, comme l’indique cette circulaire, du conseil pédagogique.

 Axe 2 : donner aux enseignants documentalistes des outils conceptuels et techniques pour la formation des élèves à la culture de l’information

Objectifs opérationnels

1- recherche formation sur les concepts en information-documentation à faire acquérir aux élèves.

L’objectif essentiel est de relier ces concepts, décrits dans le Portefeuille de compétences documentaires élaboré par l’académie de Toulouse, aux éléments de programmes disciplinaires sur l’accès à la culture de l’information. Le groupe de recherche formation, issu du groupe académique des professeurs documentalistes, de l’UTM, de l’IUT, de l’IUFM et du CRDP a pour mission de mettre en œuvre cette recherche.

 2- Mutualiser les traitements documentaires (ARED TICE)

Il s’agit de poursuivre le travail commencé sur la mutualisation des notices et d’étudier la possibilité de la mutualisation du dépouillement des périodiques. Cette dernière mission doit permettre d’alléger les tâches de gestion des documentalistes qui n’ont pas la possibilité financière de s’abonner aux services correspondants (Mémo fiches du CRDP de Poitiers). L’outil pourra également être utilisé par les documentalistes des établissements tenus de dépouiller eux-mêmes leurs périodiques (hors abonnement de Poitiers) afin de mutualiser ce dépouillement, y compris au niveau national.

 

Axe 3 : former les enseignants documentalistes à l’évolution didactique et technologique de leur métier

Objectifs opérationnels :

1- Accompagner les documentalistes au plus près de leur lieu de travail.

Deux animateurs de départements ou de bassins (pour la Haute-Garonne) assurent l’accompagnement pédagogique des documentalistes. Ils animent en particulier les journées départementales, temps fort dans la politique de formation des documentalistes.

2- Former les animateurs de départements ou de bassins pour leur permettre d’assurer leurs missions d’accompagnement et d’animation

Les grands axes de la politique documentaire académique

  • Les apprentissages documentaires
  • le CDI et les TICE
  • La mutualisation des ressources
  • Les politiques documentaires des établissements
  • La veille informationnelle

 

démarche documentaire

Les Sciences de l’information et de la communication (SIC) forment une discipline créée au cours du XXe siècle. Domaine scientifique à part entière, par essence pluridisciplinaire, les SIC sont à l’articulation des sciences humaines (sociologie, psychologie, anthropologie, science politique, etc.), des sciences de l’ingénieur (informatique, automatique, traitement du signal, télécommunications) et de l’épistémologie (systémique, cybernétique, etc.) En France, les Sciences de l’information et de la communication sont composées de deux courants: les sciences de l’information (documentation, bibliologie, bibliothéconomie…); les sciences de la communication (études des médias, culture, société).

Historique des SIC

Le champ de connaissance a émergé après-guerre, polarisé par les inventions techno-médiatiques (radio, télévision, numérique). Il s’est constitué par la diffusion d’un discours utopique sur la communication (Norbert Wiener, Harold Innis, Marshall Mac Luhan1) ou critique (Herbert Schiller, Armand Mattelart), ainsi que par l’usage grandissant de techniques de sondage d’opinion (George Gallup, Jean Stoetzel).

En France, dans les années 1970, le projet scientifique concerne également la schématologie, la publicité et l’édition ; à partir des années 1990, il inclut de nombreuses recherches concernant les technologies de l’information et de la communication, l’Internet et les nouveaux médias.

L’absence de nom collectif rend ardue la visibilité de la discipline : on parle de « communicologie »2 au début des années 1980 ; on tente la « médiologie » au début des années 1990 ; on essaie la « médialogie » depuis peu… Mais, dans les médias, les communicologues sont souvent étiquetés « sociologues » ou « philosophes », ce qui laisse dans le flou l’existence d’une discipline universitaire3.

Institutionnalisation

Les Sciences de l’information et de la communication existent aussi grâce à la création en 1975 d’une « section » (la 71e) au Conseil national des universités. En 2009, une « Commission interdisciplinaire » (CID 42) intitulée « Sciences de la communication » a vu le jour au sein du CNRS. Dans les deux cas, ces instances revêtent une importance réelle en matière de recrutement et de carrière.

Les SIC existent également au travers de sociétés savantes, telles la SFSIC (Société française des sciences de l’information et de la communication), l’ACC (Association canadienne de communication), l’AIÉRI (Association internationale des études et recherches sur l’information), l’ICA (International communication association), l’ECREA (European Communication Research and Education Association), l’AMIC (Asociación mexicana de Investigadores de la comunicación)…

Auteurs liés aux Sciences de l’information et de la communication

En France, la discipline universitaire regroupe désormais plus de 700 enseignants-chercheurs4 (dont près de 80% au grade de maître de conférences), c’est-à-dire davantage que la science politique ou les sciences de l’éducation, et à peine moins que la sociologie.

Parmi les auteurs cités, on trouve: Francis Balle, Roland Barthes, Gregory Bateson, Ray Birdwhistell, Simone Bonnafous, Marie-Hélène Bourcier, Philippe Breton, Manuel Castells, François Cusset, Bernard Darras, Régis Debray, Umberto Eco, Robert Escarpit, Emmanuel Ethis, Patrice Flichy, Georges Friedmann, Pekka Himanen, François-Bernard Huyghe, Harold Innis, Geneviève Jacquinot, Yves Jeanneret, Elihu Katz, Derrick de Kerckhove, Alain Kiyindou, Anne-Marie Laulan, Pierre Lévy, Thierry Libaert, Marc Lits, Cécile Méadel, Éric Maigret, Armand Mattelart, Marshall McLuhan, Bernard Miège, Jean-Louis Missika, Nicolas Moinet, Abraham Moles, Pierre Musso, Jacques Perriault, Serge Proulx, Claude Shannon, Michel Volle, Paul Watzlawick, Warren Weaver, Norbert Wiener, Yves Winkin, Dominique Wolton, Jean-Pierre Balpe, Claude Baltz

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